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Fabuleux domaine Georges Vernay : Condrieu, Côte-Rôtie et St-Joseph...
«Vernay» sonne comme un nom mythique pour tous les passionnés de vins. Simplement parce que c’est grâce à Georges Vernay, papa de Christine, que l’appellation Condrieu a retrouvé ses lettres de noblesse.
Tout commence dans les années 1950 lorsque le domaine Vernay reprend une toute petite parcelle qui fait toujours la fierté du domaine : Le Coteau de Vernon. A l’époque, Condrieu n’était qu’une toute petite appellation, laissée à l’abandon par les vignerons qui préféraient la culture des arbres fruitiers à celle de la vigne. Pour la petite anecdote, le kilo d'abricots se vendait 7 francs et la bouteille de Condrieu 1,50 franc.
Il faut l’imaginer Georges Vernay, l’image même du vigneron comme nous l’aimons au Carré des Vins. L’œil vif, le verbe haut et surtout dévouant toute sa vie à l’appellation Condrieu. Il a œuvré avec passion pour reconstruire petit à petit les terrasses qui soutiennent les différentes parcelles de l’appellation, mais également réduire considérablement les rendements pour engendrer des vins à la texture généreuse, toujours très larges en bouche flirtant avec des nuances d’abricot rôti, de lavande et d’acacia.
C’est aujourd’hui Christine Vernay sa fille qui, en compagnie de Paul son époux, fait évoluer au mieux ce domaine de rêve qui comprend une dizaine d’hectares de Condrieu avec leurs célèbres cuvées : Les Terrasses de l’Empire, Les Chaillées de l’Enfer et le mythique Coteau de Vernon.
Les grands rouges ont également leurs places avec de très beaux flacons sur Saint-Joseph et Côte-Rôtie, appellation reine de la Vallée du Rhône septentrionale. |
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Domaine Georges Vernay – Condrieu « Les Chaillées de l’Enfer » 2011
Les Chaillées de l’Enfer sont l’image même du Condrieu : à la fois rafraîchissantes mais toujours avec une tenue en bouche inimitable qui fait le charme de cette appellation.
Situées sur deux petits hectares d’un sol granitique, Les Chaillées de l’Enfer sont vendangées toujours un peu plus tôt que le Coteau de Vernon afin de préserver leurs fines tensions acides et être ensuite tranquillement élevées en fûts.
Leurs élevages sur lies fines conservent le gras légendaire qui fait la réputation de l’appellation tout comme ses subtilités aromatiques.
Lecture impeccable pour 2011 qui s’offre encore tout jeune mais très prometteur sur des nuances de réglisse, de muscats enveloppés dans des senteurs plus florales.
Dès les premières sensations, le palais est saisi d’emblée par le volume et la texture qui se déploie harmonieusement. L’équilibre est de mise pour nous faire découvrir une tension saline et des nuances d’abricot, de poire fraîche et de glycine en fin de bouche.
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Domaine Georges Vernay – Côte-Rôtie « Maison Rouge » 2010
Côte-Rôtie est une appellation qui nous fascine depuis toujours. En effet, elle a pour faculté d’offrir des vins aussi concentrés qu’élégants, aussi puissants que raffinés et aussi complexes que minéraux. Autant de paroxysmes réunis sur une toute petite appellation.
Elle s’étend sur à peine 230 hectares sur la rive droite du Rhône à quelques encablures de Lyon. 230 hectares, cela peut paraitre importante, je le conçois, mais ce sont une étonnante succession de différentes petites parcelles, comme des jardins japonais, suspendus aux terrasses des villages de Saint-Cyr sur Rhône, Ampuis et Tupin-Semons.
On assiste également à un véritable Kaléidoscope de sols entre de schistes apportant le ciselé de tanin, le gneiss qui renferme le minéral et migmatite qui joue la carte de la profondeur de texture.
Dirigeons nous sur la parcelle de « Maison Rouge » du Domaine Vernay, elle est située tout au sud de l’appellation, sur un superbe coteau qui domine l’ancienne maison de campagne de l’archevêque de Vienne.
Chez Vernay, « Maison Rouge » est vouée à la Côte-Rôtie depuis toujours, elle se destine donc tout naturellement aux amateurs de vins de garde pour l’encaver dès à présent et la ressortir sous une bonne dizaine d’années.
Le millésime 2010 qui vous est proposé présente comme à son habitude, cette teinte pourpre aux reflets violacés qui annonce une somptueuse dégustation. La gamme aromatique, encore à ses débuts, est toutefois bien en place. Le poivre frais, la mûre, le cassis se dessinent avec un peu d’aération. Après une bonne demi-heure en carafe, on distingue très nettement des notes plus solaires de crème de fruits, de teck et de havane.
Une fois en bouche, le palais est comme spectateur d’un superbe récital : la Syrah marque ses positions sur une trame longue, veloutée au toucher de tanin raffiné. La minéralité apparaît dès le milieu de bouche sur des notes de pierres chaudes et une nuance salivante. L’équilibre est de mise car c’est aussi cela un grand vin. Il se savoure dès ses premiers instants pour nous emmener sur une persistance longue et délectable.
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Domaine Georges Vernay – Saint Joseph « Terre d’Encre » 2011
Dans l’ombre de Côte-Rôtie, Saint-Joseph offre de délicieux flacons à la matière pulpeuse, ronde et caressante. On les apprécie pour leurs arômes ultra séducteurs tout comme leurs facilités évidentes à régaler le palais.
«Terre d’Encre» s’exprime sur les terroirs granitiques de Chavanay garantissant une assisse confortable à la Syrah. Les vignes âgées de 25 à 30 ans offrent de raisins violacés sur un fond délicatement épicé et toujours rapide à savourer.
Sur ce millésime 2011, la robe se pare d’une luminosité très intense sur des reflets pourpres. Le nez offre milles senteurs de fruits noirs mêlés aux épices : poivre noir, crème de cassis, mûre fraîche et cannelle ne sont qu’un court aperçu de la gamme aromatique.
En bouche, la Syrah (complétée par une touche de Viognier) s’étire en longueur guidée par un tanin croquant et précis. La matière est en demi-puissance et offre déjà un équilibre bien en place qui garantit un avenir certain à cette cuvée de «Terre d’Encre».
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