Domaine Georges Vernay – Côte-Rôtie « Maison Rouge » 2010


Produit épuisé.

Dégustation et garde

  • Boire à partir de
    2015
  • Apogée
    2020
  • Boire avant
    2030
  • Conseil de service
    Deux longues heures avant de savourer
  • Servir à
    16-18°C

Description

Côte-Rôtie est une appellation qui nous fascine depuis toujours. En effet, elle a pour faculté d’offrir des vins aussi concentrés qu’élégants, aussi puissants que raffinés et aussi complexes que minéraux. Autant de paroxysmes réunis sur une toute petite appellation.
Elle s’étend sur à peine 230 hectares sur la rive droite du Rhône à quelques encablures de Lyon. 230 hectares, cela peut paraitre importante, je le conçois, mais ce sont une étonnante succession de différentes petites parcelles, comme des jardins japonais, suspendus aux terrasses des villages de Saint-Cyr sur Rhône, Ampuis et Tupin-Semons.
On assiste également à un véritable Kaléidoscope de sols entre de schistes apportant le ciselé de tanin, le gneiss qui renferme le minéral et migmatite qui joue la carte de la profondeur de texture.
Dirigeons nous sur la parcelle de « Maison Rouge » du Domaine Vernay, elle est située tout au sud de l’appellation, sur un superbe coteau qui domine l’ancienne maison de campagne de l’archevêque de Vienne.
Chez Vernay, « Maison Rouge » est vouée à la Côte-Rôtie depuis toujours, elle se destine donc tout naturellement aux amateurs de vins de garde pour l’encaver dès à présent et la ressortir sous une bonne dizaine d’années.
Le millésime 2010 qui vous est proposé présente comme à son habitude, cette teinte pourpre aux reflets violacés qui annonce une somptueuse dégustation. La gamme aromatique, encore à ses débuts, est toutefois bien en place. Le poivre frais, la mûre, le cassis se dessinent avec un peu d’aération. Après une bonne demi-heure en carafe, on distingue très nettement des notes plus solaires de crème de fruits, de teck et de havane.
Une fois en bouche, le palais est comme spectateur d’un superbe récital : la Syrah marque ses positions sur une trame longue, veloutée au toucher de tanin raffiné. La minéralité apparaît dès le milieu de bouche sur des notes de pierres chaudes et une nuance salivante. L’équilibre est de mise car c’est aussi cela un grand vin. Il se savoure dès ses premiers instants pour nous emmener sur une persistance longue et délectable.

Suggestion gourmande

La Syrah constitue un partenaire inconditionnel du Pigeon. Une très belle assiette pourrait réunir un pigeon marié à une fine escalope de foie gras façon Rossini, quelques pommes de terre dorées et une salade de mâche à la truffe.
Le plaisir peut aussi se trouver avec une approche plus simple mais qui joue la carte du savoureux : un pavé de Rumsteck juste snacké, jus court aux herbes du jardin et tian de légumes généreusement arrosé d’huile d’olive.